Lactofermentation, le grand boom

EN BREF

Zoom sur les nouveautés en lien avec le jardin et le jardinage

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DOSSIER

La lactofermentation revient à la mode

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DOSSIER

Des recettes faciles pour s’initier à cette technique

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ÉVASION

À la découverte des plus belles collections botaniques

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PRATIQUE

Comment mettre en place un minipotager

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PRATIQUE

Faire analyser son sol vaut-il la peine?

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NOTRE TEST

Le potager connecté, mode d’emploi

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SHOPPING

Coup de projecteur sur quelques outils conçus pour se faciliter la vie

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LE CALENDRIER

Notre sélection des principales manifestations 2020

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LES LIVRES

Piste de lecture pour cultiver sa passion

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ÉVASION

FLÂNERIES DANS LA VERDURE

 

Ils sont à la fois bibliothèques naturelles, centres de recherche, galeries, lieux de méditation et parcs propices à des promenades en phase avec les saisons. Petite sélection d’une dizaine de jardins botaniques suisses où il fait bon se cultiver – le temps d’une respiration parfumée.

 

BLAISE GUIGNARD – PHOTOS: DR

GENÈVE

UN JARDIN DES MERVEILLES AUX DIMENSIONS RECORD

Sa serre la plus ancienne, une gracieuse basilique arachnéenne, en est la signature visuelle. Le plus grand jardin botanique de Suisse (28 hectares) en compte d’ailleurs quatre, reliées entre elles et faisant la part belle aux espèces tropicales les plus diverses: fougères, orchidées ou nénuphars géants, plantes utiles telles que le caféier, le vanillier ou le papayer, etc. Aménagée en 2018, la dernière en date reproduit un biotope de type volcanique et ses plantes résistantes à la sécheresse.

Hors de ces murs délicats, c’est aussi un foisonnement de merveilles botaniques: un jardin ethnobotanique présentant quelque 500 espèces de plantes alimentaires, médicinales ou toxiques et les produits ou préparations qui en sont issus; une rocaille de près d’un hectare où poussent plus de 3000 plantes alpines, une roseraie historique… Le «Jardin des senteurs et du toucher» vaut à lui seul la visite: un demi-millier de fleurs sélectionnées pour leur intérêt tactile, leurs couleurs vives et leur parfum se laissent toucher et humer. Un parcours poétique et ludique qu’apprécient petits et grands et pas seulement les personnes malvoyantes ou non voyantes pour lesquelles il a été conçu. Il faudrait encore citer les expositions temporaires, le verger et le potager ProSpecieRara et le parc animalier qui y est couplé... Sans parler des herbiers, réservés au public scientifique (mais les trésors de la bibliothèque, quant à eux, sont consultables par n’importe qui sur demande). Au royaume genevois des plantes, science et poésie font bon ménage!

+ D’INFOS Conservatoire et Jardin botaniques de la Ville de Genève, 1292 Chambésy. Ouvert 7j/7 toute l’année. Entrée libre. www.ville-ge.ch/cjb

FRIBOURG

SAUGE EN FLEUR ET TAXONOMIE

Avec 5400 plantes de 5000 espèces différentes, sous serre ou en plein air, il y a de la couleur toute l’année au Jardin botanique de l’Université de Fribourg. Les crocus donnent le départ de la floraison, suivis par les cactus; les rhododendrons prennent le relais dès le mois de mai, et les nénuphars du bassin au début de la belle saison. En fin d’été, ce sont les sauges (environ 90 espèces sur les 900 du genre Salvia) qui surprennent par leurs teintes vives. Mais le jardin est aussi connu pour son «Système» comptant 140 familles de végétaux parmi les 452 recensées dans le monde, représentées par 1400 espèces bien vivantes, cultivées, sauvages, indigènes ou exotiques. Et les spécialités locales telles les anciennes variétés de fruits du verger ou les plantes des Préalpes ne sont pas oubliées non plus.

+ D’INFOS Chemin du Musée 10, 1700 Fribourg. Toute l’année, 7 j/7. www.unifr.ch/jardin-botanique

NEUCHÂTEL

DES PLANTES MAGIQUES DANS UN JARDIN CACHÉ

Niché dans un îlot de verdure urbaine à deux pas du centre, le Jardin botanique de l’Université de Neuchâtel cultive la diversité: outre les classiques plantes tropicales sous serre ou les espèces alpines nichées dans la rocaille, on y trouve une forêt, une prairie sèche d’importance nationale, un étang… Près de 3000 plantes au total, dont un secteur consacré aux simples et aux médicinales, présentées dans leur milieu naturel. Le «jardin magique» va même plus loin en mettant en scène les plantes traditionnellement liées à la sorcellerie. Hortus... euh, hocus pocus!

+ D’INFOS Chemin du Pertuis-du-Sault 58, 2000 Neuchâtel. Ouvert toute l’année, 7 j/7. www.jbneuchatel.ch

LAUSANNE

UNE SPÉCIALITÉ: LES CARNIVORES

Blotti en contrebas du parc de Milan, le Jardin botanique lausannois en prolonge les allées par un arboretum où les essences de grande taille et les arbustes à fleurs ont été privilégiés. Projet paysager dû à l’architecte Alphonse Laverrière (auquel Lausanne doit plusieurs de ses bâtiments et ouvrages les plus connus), une rocaille où pousse une riche collection de plantes alpines jouxte une magnifique reproduction de falaise, sa cascade et son petit bassin – le tout créé avec des dalles de calcaire du Jura. À côté, dans la nouvelle serre inaugurée en 2019, la plus grande collection suisse de plantes carnivores (plus de 70 espèces, des emblématiques dionées semblables à de petits pièges à loups aux sarracénies présentes en Suisse) côtoie une pléiade de plantes et arbustes connus pour leurs vertus gustatives, comme le giroflier, le cacaoyer, le muscadier ou le cannelier de Ceylan.

+ D’INFOS Avenue de Cour 14 bis, 1007 Lausanne. www.botanique.vd.ch

BÂLE

PETIT JARDIN, GRANDE COLLECTION ET NÉNUPHARS GÉANTS

Il n’est pas très grand, mais apprécié des chercheurs... et situé en plein cœur de la ville rhénane, telle une véranda ouverte à tous: le Jardin botanique de l’Université de Bâle, plus ancienne institution du genre en Suisse (il a été créé en 1589), concentre une étonnante richesse de petites collections très spécifiques, pour un éventail de 7000 plantes environ. La grande serre est en travaux jusqu’en 2022... C’est l’occasion de se rabattre sur celle qui abrite les Victoria amazonia aux feuilles flottantes de 3 mètres de diamètre, les plus grandes des plantes aquatiques. Les énormes fleurs de ces nénuphars géants ne s’ouvrent que l’espace de deux nuits, passant du blanc au rose à la faveur de la pollinisation... Rien d’étonnant à ce que la «serre Victoria» ait fait sensation à son ouverture en 1898.

+ D’INFOS Spalengraben 8, 4051 Bâle. Toute l’année, 7 j/7, entrée libre. botgarten.unibas.ch

PORRENTRUY (JU)

PLANTES DU JURA, ROSES ET IRIS

Juste en face du musée Jurassica auquel il est couplé, le Jardin botanique de Porrentruy se consacre, lui, largement à la chaîne jurassienne. Il lui dédie exclusivement un secteur entier où quelque 800 plantes indigènes, issues de biotopes étagés entre les rives du lac de Bienne et le sommet du Chasseral, sont présentées en respectant leur phytosociologie spécifique. Le jardin extérieur est aussi très fréquenté pour sa belle collection de roses et surtout ses iris: environ 180 variétés sont présentées dans le cadre historique de l’ancienne collégiale des Jésuites, prenant couleur dès la fin du mois de mai. Le complexe de serres créé en 1961 abrite quant à lui une vraie rareté: du sol au plafond, entourant littéralement le visiteur, plus de 550 des 800 espèces répertoriées de Tillandsia, ces plantes aériennes d’Amérique du Sud dépourvues de racines, qui tirent leurs nutriments de l’atmosphère. 

+ D’INFOS Route de Fontenais 22, 2900 Porrentruy. www.jurassica.ch

CHIÈTRES (FR)

PAPILLONS ET FORÊT TROPICALE

Si les lépidoptères et les créatures des régions tropicales, ailées, nocturnes ou non, sont les stars incontestables du Papiliorama, à Chiètres (FR), on oublie parfois que ce parc zoologique est tout autant un jardin botanique. En particulier, la serre «Jungle Trek» recrée avec une étonnante fidélité un coin de forêt primaire du Belize, où l’institution soutient un projet de reforestation. On y trouve pas moins de 170 espèces botaniques et une vingtaine d’essences, dans les deux cas directement importées de ce pays d’Amérique centrale. La serre aux papillons, elle, se présente plutôt comme un jardin tropical luxuriant, où quelque 120 espèces de fleurs et plantes basses bénéficient de plus d’espace pour s’épanouir. À l’extérieur, un espace renaturé est consacré aux espèces végétales des zones humides typiques de la région du Seeland, dans une démarche de conservation de la biodiversité locale.

+ D’INFOS www.papiliorama.ch

LE FLORE-ALPE DE CHAMPEX-LAC (VS)

Lors de sa création au siècle dernier, c’était surtout un jardin d’agrément privé destiné au délassement, avec petits ponts et sentiers sinueux. Même s’il s’agit aujourd’hui d’un des plus remarquables jardins alpins de Suisse avec 4000 espèces montagnardes du monde, dont 1500 de Suisse, le Flore-Alpe en a gardé un charme unique. Que l’on peut apprécier de jour comme de nuit, en s’offrant une nuitée dans le chalet du Jardin...

+ D’INFOS www.flore-alpe.ch

L’ARBORETUM D’AUBONNE (VD)

Autre jardin atypique, ce vaste parc naturel dédié uniquement aux essences ligneuses de nos latitudes regroupe quelque 4000 variétés et est sillonné par une dizaine de sentiers thématiques de longueurs variables. On y vient randonner en famille, flâner entre midi et deux heures, pique-niquer sous les frondaisons... Et profiter des couleurs changeantes de ce vallon à la beauté saisissante, blanc et rose au printemps, rouge et or à l’automne.

+ D’INFOS www.arboretum.ch

LA RAMBERTIA, PONT-DE-NANT (VD)

C’est peut-être le jardin botanique le plus élevé de Suisse, perché au-dessus des Rochers-de-Naye à près de 2000 mètres d’altitude. Il faut attendre la fonte des neiges pour en apprécier les beautés, toutes issues de l’étage alpin de Suisse et du monde. Androsaces, achillées, gentianes, saxifrages, renoncules: plus de mille espèces y fleurissent dès le mois de mai, avec un pic entre juin et juillet.

+ D’INFOS www.rambertia.ch

LA RAMBERTIA, PONT-DE-NANT (VD)

Liés ou non à une université ou à un laboratoire, les jardins botaniques ont pour vocation de coupler science et fascination pour la beauté du monde végétal. Hortus botanicus helveticus, l’association des jardins botaniques suisses, organise chaque année dans une vingtaine d’entre eux Botanica, programme d’événements publics destinés à sensibiliser le public à la botanique et à la sauvegarde de la biodiversité. Le changement climatique en est le fil conducteur; cette année, Botanica a lieu du 13 juin au 12 juillet et se penche sur les plantes envahissantes.

+ D’INFOS www.botanica-suisse.org