Hors-série Jardin

TENDANCE

Zoom sur les nouveautés en lien avec le jardin et le jardinage

enbref_sommaire

DOSSIER DU POTAGER À L’ASSIETTE

Le potager géant du Chalet-des-Enfants

dossier_sommaire

DOSSIER DU POTAGER À L’ASSIETTE

Cinq amateurs de jardinage partagent leurs recettes

dossier_entree_recette

DOSSIER DU POTAGER À L’ASSIETTE

Des fruits et légumes faciles à cultiver

dessin_bette_177724168

ÉVASION

À la découverte des plus beaux jardins botaniques du Tessin

bonheur_sommaire

PRATIQUE

Aménagez balcons et terrasses pour la belle saison

jardiner_sommaire

PRATIQUE

Compost, mode d’emploi

compost_sommaire

PRATIQUE

Nos conseils pour planter un framboisier

planter_sommaire

PRATIQUE

Les dernières tendances shopping

shopping_sommaire

+ LE CALENDRIER

Les principales manifestations liées au jardin en Suisse romande et en France voisine

calendrier_sommaire

Notre sélection de livres

selection_sommaire

PRATIQUE

JARDINER AU BALCON

Même sans pleine terre, on peut se faire plaisir en plantant fleurs, légumes et arbustes à portée de main, sur une terrasse ou un balcon. Un peu de réflexion, une touche d’organisation et le tour est joué. Suivez nos conseils pour cultiver futé!

La plupart des jardins suspendus sont conçus au petit bonheur la chance, on le sait bien: ils se construisent peu à peu, au gré des coups de cœur du jardinier. Pourtant, aussi bien pour des raisons pratiques que pour donner une vraie impression de jardin, il serait bon de définir à l’avance ce à quoi on voudrait arriver. Pourquoi ne pas y réfléchir maintenant? D’autant que si l’on peut déjà s’offrir quelques potées de primevères et de pensées, il est encore bien trop tôt pour mettre en place «géraniums» et autres belles d’été.


1) FAIRE UN PLAN

Quelle utilisation faites-vous déjà de votre balcon ou terrasse? Si c’est un coin-repas, un coin-repos, commencez par disposer votre mobilier habituel et examinez vos déplacements. Pots et plantes (voire miniserre, table de rempotage, etc.) devront prendre place sur l’espace non utilisé. Ça paraît bateau... mais l’expérience prouve qu’on a tendance à trop planter, au point de ne plus pouvoir accéder facilement aux plantes pour les soigner, ni même s’asseoir confortablement! Si l’espace à disposition est réduit, préférez les pots hauts et étroits, les plantes palissées, et rassemblez les collections de petites potées en hauteur, sur des étagères étroites.
Hormis pour les cours et terrasses de plain-pied, se pose aussi la question du poids. Une plante, ce n’est pas bien lourd, qu’elle fasse 10 centimètres ou 2 mètres de haut. En revanche, l’ensemble bac + terre + eau, pour des volumes importants, peut vite représenter quelques dizaines, voire centaines de kilos. Avant d’installer de grands bacs, mieux vaut vérifier quelle est la charge supportée par la dalle.

2) CHOISIR SON STYLE

Plus l’espace à disposition est réduit, plus le matériel utilisé va avoir d’influence sur le décor final. Préférez-vous mettre l’accent sur les végétaux? Utilisez un mobilier sobre, des pots assortis d’aspect plutôt passe-partout. Voulez-vous de la couleur en toutes saisons, un style particulier? Misez d’abord sur le décor – teinte des parois, treillages, mobilier, objets déco, pots...

3) PLANIFIER L’ANNÉE JARDINIÈRE

On peut cultiver en pot beaucoup de plantes différentes: des saisonnières habituelles, comme les «géraniums» ou les pétunias, des méditerranéennes, comme les agrumes ou le laurier-rose, des arbustes et des vivaces usuellement cultivés au jardin, comme les hortensias ou les échinacées, des aromatiques pour la cuisine, comme le persil ou la sauge, et même des arbustes à petits fruits ou des légumes...
Dans les grandes lignes, toutes ces plantes se cultivent grosso modo de la même façon – un pot, du terreau ad hoc, et des arrosages quand il le faut! Ce qui change d’un groupe à l’autre, ce sont essentiellement les dates de sortie et de rentrée.
Le plus simple, quand on concocte un jardin de balcon, est de miser sur des plantes rustiques (plantes «de jardin») et des espèces annuelles. Ainsi, on n’aura pas à se préoccuper de les rentrer pour l’hiver.
À l’inverse, les méditerranéennes et les «saisonnières» devront passer l’hiver à l’abri du gel, dans des conditions de type serre froide (l’ambiance de l’appartement ne convient pas). Pas facile à trouver... Les moins frileuses, comme les citronniers, sortiront alors en avril pour rentrer en novembre; les espèces plus délicates, comme les «géraniums», sortiront en mai pour rentrer avant les gelées (généralement courant octobre).

© MATHIEU ROD

4) OPTER POUR LE BON MATÉRIEL

Pour les petits pots, on peut choisir à peu près n’importe quel matériau; pour les plus grandes potées, mieux vaut opter pour du léger, plus facile à déplacer. Évitez en tous les cas les contenants sombres ou métalliques (échauffement excessif du substrat). Les pots doivent impérativement être percés.
Il existe aujourd’hui pratiquement autant de types de terreaux que de plantes. Si vous ne voulez pas vous compliquer la vie (et mobiliser la moitié de la terrasse pour stocker des sacs), optez pour un bon terreau pour potée: vous pourrez l’utiliser pour quasiment toutes vos cultures.
N’oubliez pas l’engrais – les plantes en pot, poussant dans un volume de terre réduit, en ont besoin. Pour les saisonnières, le plus simple est d’incorporer un engrais retard type Osmocote au terreau de plantation. Pour les autres, utilisez du fumier composté, ajouté au terreau de plantation, et par la suite en surfaçage.

5) ACHAT DES PLANTES

N’achetez pas vos plantes trop tôt! Pour les saisonnières et beaucoup de plantons de légumes, par exemple, mieux vaut attendre la mi-mai, une gelée tardive risquant de les abîmer, voire de les détruire.
Donnez la préférence aux pépinières et aux bonnes jardineries. Leurs prix sont plus élevés (et encore, c’est loin d’être toujours le cas), mais vous y bénéficierez des meilleurs conseils.
Toutes les plantes «de jardin» ne se plaisent pas en pot. Les rosiers et les autres arbustes à racine pivot, notamment, n’y produisent pas les meilleurs résultats.
Les saisonnières, elles, donnent généralement satisfaction, mais toutes n’offrent pas une floraison longue durée: misez aussi sur les feuillages décoratifs.

© ISABELLE ERNE

6) SOINS AU QUOTIDIEN

Suppression des fleurs fanées et des feuilles jaunies, palissage des tiges grimpantes et surtout arrosage sont les tâches qui vous attendent régulièrement.
La fréquence de l’arrosage et la quantité d’eau à distribuer varient fortement en fonction des plantes, du volume et de la qualité du terreau, des conditions de culture et des conditions météo, de la saison. Telle plante cultivée dans un petit pot, en plein soleil, pourra ainsi nécessiter un, voire deux arrosages par jour en été, alors que telle autre, en grand bac dans une cour au nord, se contentera d’un léger apport d’eau une ou deux fois par mois durant l’hiver... Apprenez à soupeser les potées ou, pour les plus grosses, à tâter le terreau, pour savoir s’il est temps d’arroser – la seule règle étant que la plupart des plantes n’aiment ni avoir soif ni goger dans un terreau détrempé. 

7) S’IL Y A UN PROBLÈME

Les parasites s’en prennent d’abord aux plantes affaiblies et/ou cultivées à emplacement confiné. Traitez avec des produits bios (savon noir en premier lieu), essayez de changer les plantes d’emplacement, et évitez-leur le stress d’arrosages irréguliers.

8) PENDANT LES VACANCES

Si vous ne pouvez pas compter sur un autre jardinier durant vos absences, mettez en place un arrosage automatique... et testez-le bien à l’avance!

9) ON RECOMMENCE

Arbustes et vivaces «de jardin» peuvent rester en place toute l’année. Mais beaucoup de saisonnières, si on leur fait passer l’hiver à l’abri du gel, s’avèrent également vivaces.


10) ET UNE DERNIÈRE CHOSE

Si les potées sont exposées aux intempéries, proscrivez absolument soucoupes et cache-pot étanches: la noyade est, avec les oublis d’arrosage, la première cause de mortalité des plantes en pot.

ISABELLE ERNE

Publicité